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Vincent Fosty (Deloitte) à propos de l'étude Globale Mobile Consumer Survey

Vendredi 3 Février 2017


Vincent Fosty (Deloitte) à propos de l'étude Globale Mobile Consumer Survey
Aujourd’hui, le mobile est partout et notre smartphone est devenu comme notre deuxième cerveau. Nous n’avons pas pour autant relégué au placard notre ordinateur portable, au contraire : celui-ci reste indispensable pour la plupart des applications multimédias et les achats en ligne. En revanche, côté commerce électronique et paiements mobiles, la route est encore longue. Voilà quelques-unes des conclusions de la Global Mobile Consumer Survey menée par Ipsos pour le compte de Deloitte. Vincent Fosty, TMT & Digital Partner chez Deloitte, nous aide à y voir plus clair.

Pourriez-vous d’abord nous dire un mot sur la méthodologie de l’étude ?

La Deloitte Global Mobile Consumer Survey 2016 a été réalisée dans 31 pays de tous les continents, auprès de 53.000 personnes, dont 2.000 en Belgique, formant un échantillon représentatif de la population âgée de 18 à 75 ans (voir nos infographies ici et ). L’édition précédente datait de 2013.

Quelle en est la principale conclusion ?

Un constat très frappant est que les personnes utilisent plus souvent leur téléphone en regardant la télévision ou en travaillant que dans le train ou dans le bus. Visiblement, la limite biologique des consommateurs en matière d’usage mobile est atteinte et ils se mettent à combiner celui-ci avec d’autres actions.

On retiendra également que plus de la moitié des utilisateurs belges consultent leur smartphone dans la demi-heure suivant leur réveil. 38% le font même dans le quart d’heure et 23% dans les cinq minutes. Ce sont des chiffres très élevés, qui montrent qu’il y a là un micro-moment marketing qu’aucun média n’exploite pour l’instant. Ce moment spécifique pourrait parfaitement être mis à profit par la radio numérique, par exemple.

L’usage du smartphone ne cesse de se généraliser et le nombre d’appareils en circulation continue à croître. Qu’en est-il du marché des tablettes et des ordinateurs portables ?

La grande popularité des appareils portables explique la croissance rapide du taux de possession d’un ou plusieurs de ces engins. De nos jours, 75% des Belges possèdent à la fois un smartphone et un ordinateur portable. Les jeunes possèdent généralement plus d’appareils que les 55+. Par contre, ces jeunes ont moins souvent une tablette que les répondants plus âgés (46% des 18-24 ans vs. 63% des 35-44 ans). Le laptop est donc loin d’avoir dit son dernier mot, n’en déplaise à certains. On doit plutôt parler d’une évolution vers des ordinateurs portables personnalisés. On le constate aux chiffres d’utilisation, mais aussi aux résultats en matière d’intention d’achat. Cette dernière reste très élevée pour les smartphones, mais pas pour les tablettes (25% vs. 13%).

L’ordinateur portable reste aussi très en vogue pour la plupart des activités médias. Pourquoi donc ?

Qu’il s’agisse de visionner des vidéos, de faire des recherches en ligne, voire de consulter les réseaux sociaux, les gens continuent en effet à recourir plus souvent à leur ordinateur portable qu’à leur smartphone. Ce dernier est plus prisé uniquement pour prendre des photos, réaliser des vidéos et faire des appels par Internet. Par ailleurs, il faut tenir compte du fait que l’usage quotidien pour simplement passer un coup de fil, est nettement inférieur chez les plus jeunes : seul un répondant sur quatre âgé de 18 à 24 ans téléphone tous les jours avec son smartphone. Pour cette catégorie d’âge, l’envoi de textos est la méthode de communication la plus fréquente. En outre, on constate que les réseaux sociaux (surtout sur ordinateur portable, mais aussi sur smartphone ou tablette) ont pris en partie le relais du courrier électronique, qui reste toutefois une forme de communication très utilisée.

Votre étude met également en lumière le nombre limité d’applications que l’utilisateur moyen possède sur son smartphone.

C’est exact. Bien que ces applications soient l’une des innovations les plus disruptives de ces dix dernières années, peu d’entre elles sont effectivement téléchargées. Cela s’explique surtout par le fait qu’elles offrent peu de valeur ajoutée aux yeux des utilisateurs. Ceux-ci préfèrent utiliser le navigateur mobile ou recourir à leur ordinateur portable.

Un autre aspect étroitement lié à l’importance du mobile concerne la percée de l’e-commerce. Il semblerait que celui-ci accuse un certain retard en Belgique ?

23% des répondants utilisent leur smartphone au moins une fois par semaine pour consulter des sites ou applications de shopping, mais seuls 4% d’entre eux utilisent ce même appareil pour acheter un produit. C’est encore l’ordinateur portable qui a la préférence pour effectuer les achats en ligne. Sur ce point, nous accusons en effet un retard par rapport à d’autres pays. Cela vaut aussi pour les modes de paiement et, d’ailleurs, c’est sans doute l’une des causes de ce retard. En même temps, il ne faut pas oublier que la Belgique enregistre la plus forte progression en matière d’e-commerce. Le potentiel est donc important.

Une dernière réflexion pour conclure ?

Disons pour résumer que tous les éléments sont en place pour communiquer via le mobile, mais que l’offre ne suffit pas, notamment en termes d’applications. Il faut encore étendre les possibilités de paiement mobile et définir des standards uniformes. C’est là un enjeu de taille, surtout pour les détaillants et les banques.
 



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