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Bursting the Bubble Bubble, par Stijn Jansen et Bram Ceuppens (Heat, San Francisco)

Vendredi 13 Janvier 2017


Bursting the Bubble Bubble, par Stijn Jansen et Bram Ceuppens (Heat, San Francisco)
Ces derniers mois, il a beaucoup été question de "bulles de filtres" ou encore de "chambres d’échos". Ces expressions désignent la tendance que nous avons à nous isoler dans un cocon ou une bulle en ligne, qui nous protège des opinions contraires et prévient toute confrontation désagréable. Suite aux événements dramatiques de 2016, cette notion est omniprésente dans les médias, et les analystes en usent et abusent dans leur quête du coupable des débâcles du Brexit et de l’élection de Trump.
 
Si vous souhaitez approfondir le sujet, il vous suffit de taper "MIT+analysis+online+bubbles" dans Google. Pour utiliser une formule lapidaire, nous pourrions dire que Facebook et Twitter ont l’implosion de l’Occident sur la conscience. Mais est-ce la vérité ?
 
Bref retour en arrière.
 
Une bulle de filtre (ou "filter bubble" en anglais) est le fruit d’innombrables algorithmes et de la façon dont les utilisateurs interagissent avec ceux-ci. C’est une réalité abstraite qui se forme lorsqu’un site web comme Facebook se met à deviner le genre d’informations qu’un utilisateur aimerait recevoir en se basant sur toutes les données dont il dispose sur l’utilisateur en question. « Si vous aimez ceci, alors vous allez adorer cela ». Le revers de la médaille est que les internautes sont de moins en moins exposés aux informations qui ne cadrent pas avec leur profil, se retrouvant isolés dans leur bulle de filtrage personnalisé.
 
Si tout cela semble d’une actualité brûlante, il s’agit en fait d’une approche élaborée voici plusieurs décennies dans les domaines de l’informatique et de l’intelligence artificielle. Ainsi, en 1964, un programmateur du MIT mettait au point un psychothérapeute virtuel baptisé ELIZA. Ce programme, conçu à l’époque comme une parodie aux applications d’IA existantes, se contentait de reformuler chaque question ou aveu de l’utilisateur en une nouvelle question. Autrement dit, la personne qui consultait ELIZA menait une conversation avec elle-même. Le succès fut immédiat. A tel point qu’ELIZA devint un point de référence dans le monde informatique pour toutes les applications d’IA ultérieures, basées sur le même principe : refléter le plus fidèlement possible l’utilisateur. Sur ce point, l’Internet ne fait pas exception. Depuis l’avènement de la Toile mondiale, tout tourne autour du "toi" de l’internaute.
 
Le problème tient à notre nature humaine. Nous apprécions les espaces protégés et cherchons sans cesse à les rendre encore plus sûrs. C’est pourquoi nous créons de réseaux avec des personnes qui partagent nos intérêts et valeurs, et privilégions les milieux où nous nous sentons compris et appréciés. Plus un environnement ou entourage nous renvoie notre propre image - ou l’image que nous voulons donner de nous-mêmes - plus nous nous sentons en sécurité. Et cela vaut aussi bien dans le cyberespace que dans la vie réelle. Bref, nous sommes constamment en train de construire des bulles. Un créatif flamand de la capitale se sentira à l’aise dans sa "bulle Dansaert", un sportif amateur issu de la classe moyenne supérieure se plongera chaque jour dans sa "bulle Strava" et un globe-trotter branché rêvera d’intégrer la "bulle Berghain". Autrement dit, les réseaux sociaux ne sont pas responsables de ces bulles ; c’est nous qui les créons nous-mêmes, jour après jour, à petite ou grande échelle. « Si vous aimez ceci, alors vous allez adorer cela. »
 
Mais, dans de telles conditions, comment remédier au problème de radicalisation et d’extrémisme ? Facebook a déjà annoncé son intention de modifier ses algorithmes pour veiller, d’une part, à juguler la publication de fausses informations et, d’autre part, à réduire la censure dans les fils d’actualité. S’il s’agit là d’une initiative très louable, on peut toutefois se demander si la solution n’est pas ailleurs. Ce qui s’avère encore plus nécessaire en 2017, c’est de garantir un afflux frais de voix positives dans nos chambres d’échos. Des contenus amusants et des messages réconfortants. Des nouvelles qui nous font rire et nous incitent à la réflexion. Vous savez, le genre de travail qui motive les publicitaires à sortir de leur lit chaque matin…
 
Donc, au lieu de nous éreinter à multiplier les bulles à l’infini, concentrons-nous plutôt cette année sur notre spécialité : faire de la bonne pub. Qui sait si nous ne contribuerons pas ainsi, tous ensemble, à « construire un monde meilleur »* ?
 
Bonne année à tous !
Stijn et Bram
 
*A lire de votre meilleure "voix off"



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