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Generation Infinity, par Bart De Pauw (Piëzo)

Lundi 19 Décembre 2016


Generation Infinity, par Bart De Pauw (Piëzo)
Pas un jour sans un article sur la Génération Y. Qu’il s’agisse de leur attitude changeante à l’égard des marques et médias ou encore de leurs ambitions professionnelles : tout ce qu’ils font et disent est méticuleusement analysé. Les mises en garde à l’intention des marques se multiplient concernant la nécessité d’ajuster dès maintenant leur communication aux attentes de ce groupe, dont l’importance économique aura dépassé celle des baby-boomers d’ici dix ans. Et l’avènement de la Génération Z - celle des natifs du numérique - ne fait qu’accélérer ce mouvement. Ces utilisateurs invétérés d’applications de messagerie, créateurs de contenus vidéo, adeptes du binge watching et accros du mobile sont éminemment pragmatiques, déploient une foule d’activités, pratiquent intensément le self-branding numérique (sans parfois s’en rendre compte), tirent profit de la sagesse des foules et, surtout, ont une opinion bien tranchée sur l’emploi de leurs rêves. Mais ce qui ressemble au déroulement du tapis rouge pour les uns prend des allures de funérailles pour les autres.

A la fin septembre, les médias faisaient état d’un accroissement sensible du nombre de plaintes déposées concernant la discrimination sur base de l’âge dont sont victimes les plus de 45 ans.
Faudrait-il faire une croix sur les 45+, non seulement comme consommateurs, mais aussi comme salariés ? Or qui dit grandes différences, dit forte complémentarité, et la collaboration intergénérationnelle est plus nécessaire que jamais. Dans un monde complexe où tout va de plus en plus vite et où l’on a de moins en moins le temps de réfléchir, la formule magique consiste sans doute à associer l’expérience à un sens débridé de l’innovation. En effet, il n’est plus très loin le moment où la simple compétence cédera de nouveau la place à l’art du métier. A cet égard, l’expérience constitue un atout de premier plan qui vient compléter à merveille l’hyperspécialisation technologique.

Au dire des gourous digitaux, la dimension humaine retrouve sa centralité dans l’ensemble de la révolution numérique… comme s’il en avait jamais été autrement. Et cela ne vaut pas uniquement pour la cible ou le consommateur, mais aussi pour ceux qui s’emploient à séduire cette cible : les salariés de l’entreprise. D’où notre appel à une Generation Infinity , c’est-à-dire à renouer des liens actifs entre générations, seule solution qui résistera à l’épreuve du temps.

Pour garantir le succès durable de cette approche, il faut un changement de vision dans le monde des entreprises et une série de mesures sur le plan politique. Les 45+ devront aussi se livrer à un exercice de remise en question. Le recyclage et l’actualisation des connaissances ne sont pas une option facultative, mais une nécessité absolue. La protection exagérée pour cause d’ancienneté est peut-être le cadeau le plus empoisonné jamais négocié par les syndicats. C’est en tout cas la pire garantie en matière de flexibilité, une attitude ô combien nécessaire.

Si les entreprises veulent continuer à miser sur les 45+, elles doivent leur offrir une formation continue. Les trajets d’apprentissage et de développement actuellement proposés sont souvent uniformes, non adaptés aux besoins spécifiques de chaque cible. Il s’agit d’un travail de longue haleine, qui doit viser à rendre l’offre de formation plus pertinente et à mieux détecter les besoins réels. Les coaches ont aussi une responsabilité importante à assumer : convertir l’hétérogénéité du groupe en un formidable atout. C’est à eux qu’il incombe de tisser des liens entre les générations et d’exploiter les différences en tant que véritables catalyseurs. D’autre part, il peut s’avérer souhaitable d’assigner des rôles plus flexibles aux personnes possédant une vaste expérience, au lieu de s’agripper désespérément aux bonnes vieilles descriptions de fonctions et aux cloisonnements traditionnels. La flexibilisation des entreprises dépend aussi d’une volonté affirmée d’abandonner les anciens organigrammes au profit de structures plus souples et d’équipes de projet temporaires. Dans cette optique, les 45+ peuvent se révéler être une arme redoutable.

Si cela n’a absolument rien d’évident, la révision de la durée du travail, et éventuellement des rémunérations, ne pourra à terme qu’accroître le pouvoir d’attraction des 45+. Tant le travailleur que l’employeur y gagneront. Il faut lever le tabou, considérer le choix de travailler moins et de gagner moins pour avoir plus de temps à consacrer aux loisirs comme tout à fait légitime. C’est en tout cas plus sain qu’une baisse des charges salariales par le biais de mesures politiques.

Enfin, un dernier impératif est le développement d’une nouvelle vision du travail. Il faut davantage miser sur la flexibilité et le recours à une expertise transversale. Cette nouvelle conception du travail doit favoriser les activités free-lance, en faisant notamment appel à des plateformes de connexion. Ainsi, la start-up flamande Seal Jobs a inventé le Tinder de l’emploi, certes encore au stade expérimental. Mais on peut également envisager un statut free-lance mixte, où les entreprises laisseraient une certaine liberté à leurs collaborateurs désireux d’entreprendre. Il est grand temps de lancer l’AirBnB du marché de la connaissance ! Cela contribuerait sans aucun doute à faire bouger le monde politique et les syndicats…



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