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16 buzz-words pour 2016

Mercredi 16 Décembre 2015


16 buzz-words pour 2016
En partenariat avec l’agence média Space, MM vous propose un éclairage sur 16 "buzz words", 16 grandes tendances qui agitent notre petit monde du média. Des adblockers aux prévisions d’investissement pour 2016, en passant par les débats autour de la commission d’agence, du software panel Internet, des big data, de la privacy, de la pub ciblée en TV, etc.
 
Adblock  vs LEAN
On ne connaît que trop bien le logiciel Adblock Plus, régulièrement au cœur de polémiques. En juin, la fameuse étude PageFair et Adobe estimait qu'à l'échelle mondiale, 6% des internautes utilisaient un adblocker et que, du fait de ces logiciels, les pertes de revenus pour les éditeurs pourraient atteindre $41,4 milliards de dollars. Exagéré ? Quoi qu'il en soit, plusieurs associations, dont la WFA, plaident pour un nouvel écosystème publicitaire en ligne.
 
L'avis de Space : "Adblock-alypse Now". C’est ainsi qu’il y a quelques semaines, le Sunday Times titrait un article sur le sujet, non sans humour, et avec des hélicoptères s’il vous plaît !  Notre étude sur les ad blockers dévoile qu’un internaute belge sur quatre déclare en avoir installé (l’histoire ne dit pas si c’est sur tous les devices connectés - plus de trois en moyenne - qu’il possède). Une catastrophe ? Une opportunité en tout cas. Celle d’un "new deal" avec les internautes : c’est le projet LEAN de l’IAB US. Sous cet acronyme se cache la promotion des pubs online légères et non invasives. Enfin !
 
D’autre part, cela met le monde du digital dans une situation finalement comparable avec celle des autres médias : en télévision par exemple, la possibilité d’échapper à la pub existe depuis bien longtemps (100% de pénétration, à peu près) ! Bref, les ad blockers ce n’est pas l’apocalypse. Juste l’occasion d’un "soft reset" finalement salutaire pour l’industrie.
 
OTT : A new normal
L'OTT se déploie un peu partout dans l'écosystème télévisuel. En 2015, Medialaan a lancé Stievie Free, RTL a rendu son offre "à l'infini" disponible sur toutes les plateformes, les chaînes d'Eleven Sports Network commercialisent leurs programmes en ligne… Ces "killer apps" vont assurément révolutionner la manière de consommer la TV.

L'avis de Space : Over The Top ou OTT. Le plus emblématique de ces services est évidemment Netflix. Roi des chroniques médias il y a un an, il est devenu un peu plus discret aujourd’hui : 8% d’utilisateurs parmi les internautes belges selon notre étude. Mais le modèle plaît généralement : à l’aide de contenus exclusifs et d’un buzz positif, Netflix pourrait donc croître lentement.
 
Netflix n’est pas seule : diffuser des contenus vidéos avec ou sans pub via Internet est une voie de développement pour à peu près tous les acteurs du marché, puisque proposer des contenus vidéo "cross platforms" est devenu normal. La question n’est donc pas qui, voire comment, mais combien. Car la monétisation est un véritable challenge. A ce sujet, une mesure d’audience, et surtout de performances publicitaires, constituera un élément clé pour le futur.
 
Second screen : oubliez le multitasking, il n’existe pas
Certes, il est de bon ton de dire que les seconds écrans dopent la consommation TV. Mais les smartphones (surtout) et les tablettes ne sont-ils pas en train de devenir les premiers écrans ? Du reste, lorsqu'on parle de TV et de multitasking, on oublie souvent de dire que les pratiques les plus courantes sont tout simplement de manger (76%) et d’envoyer des SMS (69%).
 
L'avis de Space : Les mesures ne donnent pas rigoureusement les mêmes résultats. Mais on peut estimer que le multi-screening (consulter un - voire plusieurs - écran(s) en parallèle à la télévision) a au moins concerné un Belge sur deux au cours des derniers mois. Ce qui ne signifie pas que tout le monde s’adonne sans discontinuer au second écran et tous les jours. Encore heureux d’ailleurs, car les spécialistes de la question sont formels : le multitasking réel n’existe pas. L’attention se focalise toujours sur un des écrans. Elle peut varier très vite, mais notre cerveau humain n’est pas "multitasker" (dommage n’est-ce pas ?) : il pratique juste des "sauts de tâches" plus ou moins rapides. Avec à la clé, une mémorisation plus faible, une forte réactivité émotionnelle et une influence importante du contexte externe (bruits et conversations vous distrairont plus facilement que si vous êtes concentré). Le second screen constitue donc un gros défi pour l’attention à la pub.
 
Targetted Ad : le Graal devra se mériter
Annoncée il y a plus d'un an à la faveur du deal SBS/Telenet, l'arrivée de la pub ciblée en TV suscite l'intérêt de nombreux acteurs. Côté opérateurs, Medialaan s'y attelle également et Proximus TV a récemment lancé un projet pilote avec Dobbit TV et sa régie Transfer sur la Flandre-Occidentale.
 
L’avis de Space : En Septembre 2014, SBS annonçait ce grand projet, suite à sa proximité nouvelle avec Telenet. Entre-temps, à défaut d’être devenu une réalité, il secoue l’imaginaire de toutes les régies audiovisuelles, ou presque. Mais entre l’envie et la réalité, il y a des freins technologiques, à commencer par les limites du targetting, la qualification des profils et la gestion des plannings des chaines de TV.
 
C’est un Graal qui ne sera pas exempt de quête mais qui bien entendu provoque le désir de tous les marketers : adieu à la déperdition de contact inutiles, bienvenue à la force de l’image et du son au service d’un média pratiquement one to one, à l’accès à la TV à des produits pointus pour des cibles réduites et plus comportementales, à une meilleure acceptabilité (et attention) des messages TV, et donc à un ROI accru. 
 
Et oui, ce rêve peut devenir réalité courant 2016, progressivement, mais demandera encore beaucoup d’efforts aux régies afin de tenir les promesses que les annonceurs en attendent !  Les expériences internationales (UK, USA) précisent néanmoins que le volume de l’addressable en TV n’excèdera pas les 20%, d’ici quelques années. La TV "mainstream" a encore de beaux jours devant elle !
 
Radio : simplicity sells
DAB pour Digital Audio Broadcasting, le standard mondial pour la radio numérique. Le DAB est à la radio ce que le CD a été pour la musique et le DVD pour l’image, entend-on dire. Mais son développement est plus que limité en Belgique, et la radio reste le média le moins impacté par le digital. Si la Norvège dira définitivement adieu à la bande FM en 2017, nos stations lui resteront fidèles pendant quelques années encore. Au moins.
 
L'avis de Space : "Video killed the radio star" chantaient les Buggles en 1980. 35 ans plus tard, force est de constater qu’ils avaient tort, mais qu’en plus le média radio fait office de village gaulois dans un paysage média en voie de digitalisation.
 
Malgré tous les changements de comportement, de la télé digitale aux réseaux sociaux, la radio reste une valeur sûre dans un environnement parfois très secoué : serait-ce justement cette stabilité qui est son secret?
 
L’authenticité, le vrai, voire l’originel est une valeur montante et puissante chez les consommateurs. Et n’est-ce pas justement ce que leur offre la radio ? Dans un monde dans lequel on peut tout mettre en pause, tout récupérer, tout commenter et tout transformer, la radio offre du live et du vrai. Dans un monde d’infobésité, la radio se centre sur le son, la voix. Sur le plan publicitaire, son offre limitée par ses standards techniques est simple, immédiate et massive. Bref, côté annonceur, comme côté consommateur, le village gaulois a encore beaucoup d’attrait.
 
Programmatic ou Automated Buying : le nouveau et l’ancien
Parmi les innombrables études tendant à démontrer l'irrésistible ascension du programmatic buying, la dernière en date publiée par Magna Global révèle que les formats display représenteront 74% des investissements en programmatique en 2015. Mais la vidéo gagne du terrain et devrait peser 55% du total d'ici 2019 (vs 26% aujourd'hui). C'est aussi en 2019 que le mobile (vs les desktops) représentera la moitié des dépenses programmatiques, estime la même étude.
 
L’avis de Space : Dans le monde des médias aujourd’hui, un mot est sur toutes les lèvres : Programmatic Buying. Lui-même englobe beaucoup de concepts différents (bidding, en temps réel ou non, transactions de machine à machine, algorithmes d’optimisation, public market places, private deals…).
 
Il est bon de distinguer le programmatic et l'automated buying. Le premier consiste en gros à introduire dans un logiciel les paramètres et KPI d’une campagne et à laisser cette machine se connecter à différents inventaires médias afin d’acheter les meilleurs espaces, à un prix maximal convenu, pour réaliser les meilleures performances. Le second, plus rudimentaire, est un simplificateur de transactions acheteur/vendeur au travers de plateformes d’e-commerce manipulées par des humains, et permettant d’accroitre la productivité. 
 
L’automated buying n’est pas neuf : les régies TV et radio le pratiquent depuis plus de 15 ans, en donnant aux agences la possibilité de réserver des écrans via des plateformes reliées à leurs inventaires. Ce qui par contre est étonnant, c’est que le Web ne s’achète pas (outre le RTB, Google et Facebook) via de telles plateformes mais via mails, fax et coups de téléphone aux régies.  Il en est de même pour la presse. 
 
La  bonne nouvelle pour les agences médias est que 2016 sera l’année de l’automated buying en Belgique avec la mise en place d’une plateforme (souhaitée par l’UMA) de réservation des espaces web et développée par la DMA, et plus que certainement en presse magazine (avec entre-autres un projet propre à Sanoma, ainsi qu'avec le néerlandais Adoptiq et le belge Printadbooking).  Bienvenue (enfin) au 21e siècle !
 
Big data : nécessairement coopératives
Toutes les études l'indiquent : si la grosse majorité des marketers est convaincue que le Big Data aura, tôt ou tard, un impact sur leur entreprise, de nombreux aspects liés à ces data demeurent encore très vagues pour eux. Du reste, les marketers doivent encore être sensibilisés à la différence entre la business intelligence (données internes d'entreprise) et le Big Data (croisement de données issues de bases de données externes avec les données internes).
 
L’avis de Space : Le congrès STIMA vient de le révéler, les marketers belges ont mal aux datas. Difficile de négliger le phénomène, car il est probablement l’un des plus médiatisés du moment. Mais selon l’étude Graydon/STIMA, seuls 10% des marketers interrogés déclarent savoir comment en tirer tous les avantages du "big data", une majorité (53%) disent ne pas disposer des outils pour les exploiter et dans le même temps plus de 80% considèrent que les données massives seront au moins importantes dans les trois ans. Bref, on est loin de la sérénité sur ce plan.
 
Une chose est certaine : dans le milieu marcom, la donnée va gagner en importance.  Et chez Space, le département Connectology se base déjà sur une exploitation intelligente "smart data" pour suivre à la trace les consommateurs dans leur trajet vers la marque ("purchase funnel"). Reste à brancher de manière plus régulière nos données et celles des annonceurs. La bataille du big data ne se gagnera qu’en collaborant étroitement.
 
Storytelling et content marketing : beaucoup de mots, un seul but
Cibler en fonction des centres d'intérêt des personnes concernées est devenu le graal des marketers. Et les plus "digital natives" d'entre eux ne jurent plus que par les native ads, les podcasts sponsorisés, les partenariats avec les influenceurs, les blogueurs, les producteurs de vidéos… Une chose est sûre, à l'avenir, les annonceurs produiront davantage de contenus ultra-locaux et très ciblés.
 
L’avis de Space : Brand content, content marketing, storytelling, brand stories, voilà bien un des buzz words que l’on a entendu et que l’on va continuer à entonner en 2016. Un terme un peu fourre-tout que l’on a commencé à entendre il y a déjà deux ou trois ans, qui fait l’objet de conférences, d’articles, d’éditions spéciales, de mémoires, mais qui connait autant de définition que de nombre de fois où il est cité.
 
Alors au bout du compte, le brand content ou quel que soit son nom, c’est quoi ? Car si on a du mal à s’entendre sur une définition, c’est probablement parce qu’il prend aussi des formes très diverses. Tantôt c’est un article, tantôt une web-série, une opération spéciale sur les réseaux sociaux, une action dans la rue, un livre, une émission de télé, un guide de voyage…
 
Et puis, la publicité n’est-ce pas quelque part raconter des histoires sur ou pour les marques ?  Alors pourquoi le brand content en serait-il différent ? Et pourquoi ne pas commencer par dire qu’à la différence de la pub ce serait : "un contenu destiné au public qui serait intéressant avant d’être intéressé" ? Où cela mènerait la marque si l'on partait de ce postulat, et quelle forme prendrait-il ?
 
OOH digital : sortir du cadre
Selon les prévisions d'eMarketer, cette année aux Etats-Unis, les investissements en digital out-of-home vont progresser de plus de 10% et représenteront 40% du total en OOH. La barre des 50% devrait être dépassée en 2018. Chez nous, Clear Channel et JCDecaux mettent les bouchées doubles. L'OHH digital sort enfin du cadre des métros et des aéroports pour s'afficher en grand sur les axes routiers. Tous ceux qui empruntent le boulevard Général Jacques à Bruxelles l'auront remarqué : on en prend plein la vue !
 
L’avis de Space : 2016 sera aussi l’année de l’affichage digital. Que ce soit à l’entrée des Carrefour, dans certaines grandes rues piétonnes ou commerçantes de la capitale, dans certaines villes touristiques du pays, dans les gares et les métros, dans les centres commerciaux, mais aussi dans tous les formats, 2m² classique mais parfois aussi 140 m²…
 
Bien plus qu’un simple passage du papier au non-papier, l’affichage digital est une énorme opportunité pour la créativité. Bien sûr, on pourrait se limiter à simplement animer un peu les visuels ou à utiliser quelques secondes des images du spot TV, mais ce serait tellement dommage. D’abord la digitalisation offre la possibilité d’adapter le matériel presqu’en temps réel en fonction de la date (top topicals), de la météo (portfolio management) ou même des événements inattendus ! Mais une autre opportunité consiste à développer des messages qui interagissent avec leur environnement ou jouent avec leur contexte. Bref, concevoir une pub qui "sort" littéralement de son cadre !
 
L’année du smartphone
Cette fois, nous y sommes. Des années que l'on nous prédit monts et merveilles autour de "L'année du mobile". Mais en fait de mobile, c'est surtout du smartphone dont il est question. Dopé par l'Internet rapide (4G) et l'explosion de l'offre, son usage se répand partout. Selon l'étude "Connections Panels" d'Initiative, 65% des utilisateurs se connectent à Internet tous les jours via leur téléphone. L'étude montre que l’Internet mobile est dorénavant plus utilisé à domicile (60%) qu'à l'extérieur. 30% des utilisateurs de smartphone commencent leur journée en se connectant à Internet via leur mobile, et 45% la terminent de la même façon.
 
L’avis de Space : "L’année du mobile". Cela fait maintenant longtemps que notre industrie parle de ce fameux moment où ces téléphones que nous possédons tous (et parfois même en plusieurs exemplaires) constitueraient un vecteur publicitaire à la mesure du temps qu’il prend dans nos vies. Hélas pour certains, l’évolution ne sera pas aussi simple. En fait, l’ère du mobile est déjà là, ou se rapproche à grands pas. Nous sommes en fait à l’ère de l’Internet mobile. Son héros ne sera pas le vénérable Nokia 3310, voix et SMS, mais le smartphone connecté 3G/4G et Wifi (pour la marque, c’est vous qui voyez, mais les Samsung sont très bien !).
 
Dès le premier semestre 2015, le téléphone intelligent a passé le cap des 50% de pénétration (CIM Radio, 18+). Son poids dans le volume de consultation Internet est devenu important selon le CIM Internet. Et dans ces consultations, les réseaux sociaux, Facebook principalement, constitueraient la première utilisation.
 
Pour "l’année du mobile", on verra, mais l’année du smartphone connecté, c’est pour tout de suite.
 
Privacy Report
Il y a peu, le Tribunal de première instance de Bruxelles donnait raison à l'autorité belge de protection de la vie privée, qui estimait inacceptable que Facebook "traque" les actions de non-membres du réseau social par le biais de cookies. En octobre, la Cour de justice de l'UE dénonçait le "Safe Harbor", le cadre juridique couvrant les transferts de données personnelles d'internautes européens aux Etats-Unis… Un peu partout, les Etats resserrent l'étau et entendent encadrer plus sévèrement la protection de la vie privée à l'aune des pratiques des géants du Net.
 
L’avis de Space : Ces dernières années ont vu la montée en puissance du programmatic buying, du behavioural targeting et re-targetting, du search, de l’adressable advertising en TV ou même des real time ads basées sur une veille sonore… Toutes formes de communication basées plus ou moins largement sur l’identification et le consentement (éclairé ?) des utilisateurs. A la suite de cela, le buzz word de 2016 sera peut-être "vie privée".
 
Si l'on en croit Larry Page dans une interview au New York Times : "Don’t fret over privacy. Love Google !". Hélas pour lui, si l'on en croit cette fois les chiffres d’installation d’ad-blockers sur les derniers mois, l’intérêt porté sur le sujet des "cookies" et les peurs qui sont exprimées dans les entretiens quali au sujet de ce fameux tracking online, il semble bien que le consommateur n’est pas si "à l’aise" que ça sur le sujet !
 
Sentant le vent, les législateurs préparent également dans leur coin des réglementations destinées à rassurer, voire à encadrer beaucoup plus sévèrement la collecte et surtout la communication de données à caractère personnel. Bref, le film "Minority Report" de Spielberg avec ses panneaux d’affichage (digitaux) adaptatifs en fonction du profil, va devenir techniquement possible, mais il n’est pas sûr que l’environnement sociétal le permettra.
 
Software panel Internet : vers une vue complète
On sait que l’étude CIM Internet est un gros chantier, mené depuis juin 2014 par Gemius, un institut polonais spécialisé dans la mesure Internet. Parmi les éléments attendus dans les prochains mois, le software panel devrait apporter un plus considérable à l'étude.
 
L’avis de Space : Légitimement, les annonceurs nous demandent périodiquement une vue complète sur le monde du digital en Belgique : quel est le poids des différents acteurs, y compris les internationaux ? Quelle est la part respective des différents devices dans le comportement des internautes belges ? Et quelle recommandation pouvons-nous faire ? Après une longue période de bricolages, nous pouvons aujourd’hui répondre à une partie de ces questions : depuis juin 2015, le CIM Internet fournit enfin les audiences des différents sites belges.
 
Depuis septembre, nous disposons même de la part respective des accès via PC, smartphone et tablette, ainsi que de l’utilisation nette. Reste à avoir la vue complète, celle qui inclut l’ensemble du monde du digital y compris les "G", "F" et "Y" (guess who ?) : c’est l’objectif du software panel belge. Dans les prochains mois, c’est ce fameux panel qui devrait nous donner une vue exhaustive, et qualitative, du poids respectif des différents acteurs du digital dans notre pays.
 
Etude d’audience presse : de nouveaux horizons
Le 15 septembre sortait la toute dernière livraison de l'étude Presse du CIM dans sa forme actuelle, clôturant un contrat de trois ans avec TNS. Alors que l'on redoutait le pire en début d'année après les velléités des éditeurs de PQ de jouer solo, la Commission Presse du CIM est parvenue à remettre l'église au milieu du village. La nouvelle étude sera modulaire, agile (sensible à l'actualité) et combinera des flux de données différentes (diffusion, online, panel(s)) dont les contours finaux dépendront de la faisabilité, y compris budgétaire.
 
L’avis de Space : Début 2015, le tableau pouvait paraître sombre, la presse quotidienne (ses éditeurs préfèrent le terme "newsbrands") avait descendu en flammes un processus d’appel d’offres pour une étude d’audience presse relativement classique. Magazines et PQ semblaient prendre des caps très différents sur ce plan.
 
Les dernières semaines de l’année ont pourtant vu le bon sens aboutir dans un appel d’offres certes compliqué (il consiste en pas moins de 8 modules), mais commun. Et volontariste.
 
Demain, la presse fournira au marché des données sur la lecture papier et digital, parce que cette dimension est devenue normale. Mais ces données pourront varier en fonction de l’actualité. Finis donc les chiffres de lectorat figés pour six mois ou un an : dorénavant, les grands événements produiront dans l’audience presse une signature conforme à leur poids dans l’actualité. Les défis sont immenses, mais l’aventure est belle. Granularité, agilité et big data seront dorénavant parties intégrantes de l’équation.
 
Mesure de la Video Online : enfin une intégration ?
Face à l'explosion des vidéos sur Internet, il devient impératif de mieux cerner les audiences qu'elles génèrent et d'avoir une meilleure visibilité sur leur consommation. De même, les annonceurs sont de plus en plus nombreux à réclamer un outil de mesure permettant de "matcher" vidéos en ligne et télévision… La balle est dans le camp du CIM.
 
L’avis de Space : Pas de doute, la combinaison de la vidéo online et de la TV fait partie des recettes de mediaplanning à la mode. Et pas de doute, cette combinaison permet de gagner des points de reach ou de diminuer les couts GRP.  Le seul ennui, c’est que quand on parle de vidéo, on ne parle pas de GRP mais de vues, et pas de c/GRP mais de CPM. 
 
Simple traduction de vocabulaire direz-vous. Oui certainement, mais où le bât blesse, c’est quand il s’agit de calculer les performances cumulées de ces deux canaux. Quand on dit calculer, en réalité aujourd’hui c’est estimer. Chaque agence média y va de sa propre méthodes, basée soit sur des formules médias préhistoriques (mais éprouvées), soit via des fusions ou de la modélisation. 
 
Alors que l’étude TV du CIM est une Rolls Royce, il serait temps que le CIM intègre la mesure conjointe de la TV et des pre-rolls. Or, le grand souci est que la grande majorité des vidéos sont encore diffusées sur YouTube et que Google n’est pas membre du CIM… Enjeux politiques, réticence des médias belges, à intégrer Google au sein du CIM, grimaces des mêmes à laisser les agences fusionner individuellement les données Google avec l’Audimétrie pour produire des évaluations correctes… Tout ceci ne fait pas l’affaire des annonceurs qui méritent des réponses plus exactes. Gageons que 2016 apportera une solution à ce souci de plus en plus important.
 
Commission d’agence : à armes égales
C'était assurément la saga de l'année. La suppression de la commission d'agence amorcée par Medialaan et soutenue par l'UBA, sera réalité pour l'audiovisuel flamand dès 2016. Les autres médias préférant maintenir les fameux 15%. Dans ce dossier complexe, on aura finalement surtout vu s'affronter éditeurs, opérateurs audiovisuels et régies, la plupart des agences médias considérant la décision de Medialaan & Co comme un non-évènement.
 
L’avis de Space : Evènement ou non-évènement, quoi qu’il en soit rarement une adaptation tarifaire aussi peu spectaculaire (car dans le fond, pour les annonceurs cela revient au même) n’aura provoqué tant de débats et finalement tant de travail. Travail d’explication, d’adaptation des process internes, des reportings des agences médias…
 
D’une annonce dont la justification par Medialaan semblait obscure (mais néanmoins suivie par l’essentiel des régies audiovisuelles flamandes), leur dessein est apparu au fil du temps plus clair. 
 
Se comparer aux Google et Facebook (qui n’appliquent pas de commission d’agence) ne faisait de sens que si Medialaan jouait réellement sur le terrain du digital. Et oui, il faut le reconnaître, les annonces qui ont suivi le confirment : lancement de Stevie Free sur tous devices, pub adressée en direct ou en catch up (en 2016), réflexion de fond sur la viewability et sur l’acceptation de la pub par les internautes, accroissement de l’offre de la vidéo online, création d’une maison de production de contenus digitaux…
 
Ce qui pouvait apparaitre comme une fantaisie trouve une justification ! Et puis, surtout, il est rassurant de voir qu'au-delà de cette adaptation finalement anecdotique, le plus gros acteur audiovisuel belge a amorcé avec volontarisme le tournant numérique qui lui permettra de se batte à armes (à peu près) égales avec les géants américains du Web.
 
Investissements médias : des frémissements positifs
En cette fin d'année, chaque agence média y va de ses prévisions pour l'année à venir. Avec une certaine unanimité pour le coup, la plupart pronostique une croissance mondiale autour de 4,5%, en légère progression par rapport à 2015, et tirée vers le haut par le mobile.
 
L'avis de Space : Même s’il est dangereux  d’extrapoler le comportement d’une agence au marché, tant le portefeuille de clients de Space que les échos que nous recevons de différents partenaires semblent indiquer que depuis l’été, les investissements médias en Belgique reprennent des couleurs. 
 
On le constate essentiellement en télévision et en digital. Dans ce dernier média, la vidéo et la publicité sur les réseaux sociaux affichent des croissances importantes. Espérons que ces signaux soient révélateurs - qui sait - de la fin d’une époque compliquée pour notre industrie. Les dernières prévisions issues notamment de ZenithOptimedia sont d’ailleurs plus optimistes que quelques mois auparavant : si la Belgique pouvait bénéficier ne fût-ce que d’une belle fraction des +4,7% de progression attendue dans le monde pour 2016, ce serait tout bénéfice pour les médias de notre pays, et notre secteur en particulier.

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